La to do list est une alliée de la fonction exécutive en panne car elle permet d'avoir plus d'alternatives de tâches différentes et de mieux matcher avec son énergie disponible.
Parfois on recommande de privilégier des to do list très minimaliste, avec seulement 3-5 actions. Ça marche pour les personnes qui n’ont pas de soucis de fonctions exécutives, surement, et pour les situations de crise où l’on doit se concentrer seulement sur le step d’après.
Mais ce n’est peut être pas un mode de fonctionnement quotidien adapté pour quelqu’un qui a une dysfonction exécutive. Parce que quand c’est le cas, on a besoin d’externaliser sa mémoire. Et donc, de noter le plus possible de choses pour se dégager de la RAM. En notant 3 trucs, on fait exactement l’inverse : on garde en tête 342234 tâches à retenir sans oser les noter de peur que leur contact avec le papier ne les transforme en un serment inviolable.
D’autre part, on va alors souvent noter des montagnes (“faire le ménage”,“finir x dossier”), ce qui ne permet pas non plus de se projeter correctement.
Quand on se sent sous l’eau, il vaut mieux :
- Noter TOUT ce qui doit être fait pour pouvoir piocher dans les tâches qui nous intéressent au fil de l’eau et libérer sa tête;
- Noter de manière détaillée, très spécifique (aspirer le salon, laver le sol de la salle de bain,…) pour n’avoir que l’action à initier sans devoir deviner où commence la tâche. D’autant plus que cela permet d’avancer plus rapidement dans les tâches et donc, de nourrir de manière plus régulière la motivation;
- Hiérarchiser ce qu’il faut absolument faire vs ce qui n’est pas urgent et se demander où est notre minimum syndical; cf comment fixer des objectifs ou hiérarchiser ses priorités sans stress grâce à la méthode des médailles?
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